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Classe de 1L
Analyse du chapitre 3

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Introduction

Présenter l'auteur, Voltaire, et l'oeuvre : Candide.

 

Etude méthodique

réalité du combat
ton employé => décalage

défile des 2 armées

Voltaire souligne le caractère esthétique

fanfare, rythme

énumération d'adjectifs mélioratifs renforces par "si"

rythme très sautillant "si beau", "si leste", "si brillant",

"si ordonné, que les 2 armées" (rime) => marche militaire

énumération des instruments de musique : du plus aigu au plus grave

"canons" à la suite des instruments de musique => idée de mort

"harmonie" / "enfer" => contraste, antithèse

derrière la brillante façade : chaos et horreur

- attaque au canon
- attaque de la mousqueterie (mousquet = fusil archaïque)
- charge à la baïonnette

=> phrase qui donne le bilan d'ensemble

relation très sèche, purement objective, le narrateur se contente se contente de citer les faits sans indignation, ce qui est plus efficace.

les soldats n'ont pas de réalité individuelle (soldats de plomb) => emploi de chiffres peu précis "quelques milliers", "env. 9 a 10 000"

très peu de prix est attache a la vie humaine (chiffres doubles par rapport a la bataille de l'époque)

sujet : armes hommes = chair a canon

"ota du meilleur des mondes environ 9 a 10 000 coquins qui en infectait la surface"

si "tout va bien dans le meilleur des mondes", les morts ne peuvent être que des "coquins"

"raison suffisante"

"boucherie héroïque" = oxymore

=> opinion de Voltaire sur la guerre = massacre sanglant et inutile qui démystifie la notion d'héroïsme

A) Un bref trait de satire

(l.14 a 16) "Te deum" => action de grâce pour remercier Dieu

les 2 rois le font chacun dans leur camp => chacun se croit victorieux - chauvinisme des rois

satire, critique : collusion (réunion d'intérêt - péjoratif en gen.) des chefs d'armées et de église qui bénit les massacres

Dieu associe a de telles atrocités = idée scandaleuse

Dieu n'intervient pas dans les guerres des hommes pour Voltaire

alors que chaque roi imagine avoir Dieu dans son camp.

Il cesse d'être ironique a partir de "Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants'

tableau des victimes civiles.

quand la réalité est trop insoutenable, l'ironie devient déplacée

peinture d'une horreur morale et physique

lexique qui connote une extrême violence : vieillards cribles de coups, femmes égorgées, "mamelles sanglantes" (lait = vie/ sanglantes = mort)

usage de la litote (expression atténuée de la réalité : dire - pour exprimer +) "besoins naturels de quelques héros" = viol

l'horreur s'accroît du fait que les victimes ne sont pas des combattants mais des êtres faibles

Voltaire reste sobre : les faits sont présentes dans qu'il s'implique, pour laisser au lecteur la liberté de se faire sa propre opinion

(l.18 a 20) "un village (...) brûle (...) selon les lois du droit public"

Grotius et Pufendorf justifiaient le massacre de l'ennemi

A) Un bref rappel de l'horreur

"membres palpitants", "ruines"

Candide est dans un village bulgare brûle par les abares : les atrocités dont commises par les deux camps

"héros" => connotation sinistre

Voltaire se livre à une démystification de l'héroïsme guerrier

"avec ses petites provisions dans son bissac"

cote dérisoire => tout seul, s'éloignant, tout "petit" à l'horizon

"petit" s'applique à lui et aux provisions

côté attendrissant => il reste fidèle à ses pensées et à Cunégonde

 

Conclusion

Critique très virulente de Voltaire contre l'horreur de la guerre et l'optimisme de Leibniz.
guerres condamnées : guerres de conquêtes
Cette condamnation s'inscrit dans le combat des philosophes pour construire une société plus humaine et civilisée
l'art du conteur présente comme un spectacle plaisant une réalité qui ne l'est pas
=> ironie
celle-ci s'efface face à un spectacle trop horrible, mais le ton reste très sobre.

B) L'éloignement de Candide

III Le départ de Candide

C) Une attaque contre le prétendu "droit public"

B) Changement de ton

II Une peinture pathétique des massacres

E) Une formule fulgurante

D) La critique de Leibniz

C) Un regard déshumanise

B) Une brusque rupture

A) Un spectacle brillant

I Une peinture ironique de la bataille

Annonce des axes

Lecture du texte

Ecrit par val + vé, le Jeudi 13 Janvier 2005, 17:40 dans la rubrique "Aide pour les oraux/tests".